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BLOG BIS ASSOCIATION - ECOLE POUR TOUS-MADAGASCAR ET MADAGASCAR ET SON GRAND SUDÉgalités des chances pour tous les enfants du monde. MADAGASCAR ET SON GRAND SUDCONCLUSION MUSIQUE ET SIKIDY L'ÉMOTION MUSICALE EST-ELLE DE L'ORDRE DES QUALITÉS ACOUSTIQUES IMMÉDIATES DU SON, OU PLUTÔT DE CELUI D'UNE ÉLABORATION INTELLIGIBLE DE LA FORME ? » TELLE EST LA QUESTION QUE NOUS POSIONS EN INTRODUCTION AU PRÉSENT RAPPORT. LE TRAVAIL MENÉ DURANT LES DEUX ANNÉES ÉCOULÉES, DONT CE RAPPORT PROPOSE UN PREMIER BILAN, NOUS A MONTRÉ QUE LES ASPECTS FORMELS INTELLIGIBLES DE CERTAINES MUSIQUES DE TRADITION ORALE MÉRITENT UNE ÉTUDE MATHÉMATIQUE AUSSI POUSSÉE QUE CELLES QUE L'ON DÉPLOIE DANS L'ÉTUDE DES SYMÉTRIES OU DES PROPRIÉTÉS TOPOLOGIQUES DE FIGURES APPARAISSANT DANS CERTAINES TRADITIONS D'ARTS DÉCORATIFS.
LES DEUX EXEMPLES MUSICAUX ÉTUDIÉS DANS LA PREMIÈRE PARTIE, FORMULES DE HARPES NZAKARA EN CANON D'UNE PART, ET RYTHMES ASYMÉTRIQUES AKA D'AUTRE PART, CONSTITUAIENT DES CAS SIGNIFICATIFS DANS LESQUELS L'ÉLABORATION FORMELLE DÉPASSE LE STADE COGNITIF ÉLÉMENTAIRE. DANS LES DEUX CAS, LES ANALYSES QUE NOUS AVONS PROPOSÉES S'EXPRIMAIENT EN TERMES COMBINATOIRES. IL S'AGISSAIT À CHAQUE FOIS DE PROCÉDER À DES ÉNUMÉRATIONS, À PARTIR D'ÉLÉMENTS DIVERSEMENT COMBINÉS, EN CHERCHANT PARMI LES INNOMBRABLES COMBINAISONS POSSIBLES CELLES QUI ÉTAIENT CARACTÉRISÉES PAR UNE CERTAINE PROPRIÉTÉ FORMELLE. CHACUNE DE CES ÉNUMÉRATIONS A MONTRÉ QUE LES COMBINAISONS VÉRIFIANT LA PROPRIÉTÉ ÉTUDIÉE ÉTAIENT RARES, ET QUE LA PLUPART D'ENTRE ELLES ÉTAIENT ATTESTÉES DANS LE CORPUS . ON SE TROUVAIT DANS LES DEUX CAS EN PRÉSENCE D'UN ESPACE COMBINATOIRE « RARÉFIÉ », QUE LA TRADITION ORALE SEMBLAIT AVOIR EXPLORÉ DE MANIÈRE RATIONNELLE, C'EST-À-DIRE EN FAISANT L'INVENTAIRE QUASI EXHAUSTIF DE SES ÉLÉMENTS. CE QUI CONSTITUE UN FAIT REMARQUABLE, CAR SI CES ÉLÉMENTS AVAIENT ÉTÉ CHOISIS AU HASARD, LA PROBABILITÉ POUR QU'ILS TOMBENT À L'INTÉRIEUR DE L'ESPACE RARÉFIÉ AURAIT ÉTÉ QUASI NULLE.
POUR DONNER À CE TYPE D'ÉTUDE UNE PORTÉE COGNITIVE, IL FAUDRAIT QUE LES GENS EUX-MÊMES PARLENT DE CES PROPRIÉTÉS, CE QUI N'ÉTAIT PAS LE CAS DANS LES EXEMPLES MUSICAUX ÉTUDIÉS. NOTRE OBJECTIF EST DONC DE DÉTERMINER À QUEL NIVEAU DE COGNITION SE SITUENT LES PROPRIÉTÉS QUE L'ON DÉCRIT, POUR LES GENS CONCERNÉS EUX-MÊMES. DANS L'EXEMPLE DES DESSINS VANUATU, ON A VU QUE LA RÈGLE DE TRAÇAGE AVEC UNE LIGNE CONTINUE, C'EST-À-DIRE AVEC CE QUE LES MATHÉMATICIENS APPELLENT UN « CHEMIN EULÉRIEN » DANS UN GRAPHE, EST EXPLICITEMENT ÉNONCÉE DANS CERTAINS ÉLÉMENTS DE LA MYTHOLOGIE. MAIS DANS LE CAS GÉNÉRAL, LES PROPRIÉTÉS DONT IL A ÉTÉ QUESTION S'APPLIQUENT À DES FORMES VISUELLES OU MUSICALES, MAIS NE CONCERNENT PAS DIRECTEMENT LA MANIÈRE DONT CES FORMES SONT PRODUITES. POUR PROLONGER L'ÉTUDE JUSQUE DANS LE CHAMP COGNITIF, IL EST INDISPENSABLE DE PROCÉDER À DE NOUVELLES INVESTIGATIONS SUR LE TERRAIN, EN ESSAYANT DE METTRE EN PLACE UN PROTOCOLE D'ENQUÊTE SUR LA MANIÈRE DONT LES GENS CONCEPTUALISENT LE CONTENU MATHÉMATIQUE INHÉRENT À LEUR PRATIQUE. C'EST CE QUE NOUS AVONS COMMENCÉ À FAIRE AU COURS DE NOTRE MISSION À MADAGASCAR.
LE CHOIX DE MADAGASCAR COMME TERRAIN D'ENQUÊTE REPOSAIT SUR LA CONJONCTION DE DEUX CONDITIONS FAVORABLES : ON Y TROUVE D'UNE PART UNE PRATIQUE MATHÉMATIQUE (LA DIVINATION PAR LE SIKIDY) PROPICE À UNE ENQUÊTE AU NIVEAU COGNITIF DÉCRIT PLUS HAUT, ET D'AUTRE PART UNE MUSIQUE TRADITIONNELLE RICHE ET VIVANTE (NOTAMMENT EN CE QUI CONCERNE LA VALIHA). LA DIVINATION PAR LE SIKIDY EST UN SUJET PRIVILÉGIÉ POUR ABORDER L'ASPECT COGNITIF DE NOTRE PROBLÉMATIQUE, EN ESSAYANT DE DÉGAGER LES CONCEPTS AVEC LESQUELS LES DEVINS DÉCRIVENT LES PROPRIÉTÉS MATHÉMATIQUES DU SIKIDY. LE FAIT QUE CES PROPRIÉTÉS MATHÉMATIQUES SOIENT BIEN CONNUES PAR LES DESCRIPTIONS SPÉCIALISÉES QUI EN ONT ÉTÉ FAITES CRÉAIT DES CONDITIONS FAVORABLES À CETTE ENQUÊTE. ON A VU QUE LA PRATIQUE DU SIKIDY COMPORTE, COMME LES EXEMPLES MUSICAUX ÉTUDIÉS DANS LA PREMIÈRE PARTIE, L'ÉNUMÉRATION DE CONFIGURATIONS REMARQUABLES VÉRIFIANT CERTAINES PROPRIÉTÉS FORMELLES (QUALIFIÉES DE TOKAN-SIKIDY), ET CONSTITUANT CE QU'ON POURRAIT APPELER UN « SOUS-RÉPERTOIRE » DE CONFIGURATIONS GÉOMANTIQUES. ON A VU QUE LES DEVINS S'EXERCENT EXPLICITEMENT À ÉNUMÉRER CES CONFIGURATIONS, ALLANT MÊME JUSQU'À LES NOTER DANS UN CARNET. ICI L'ESPACE COMBINATOIRE N'EST PAS RARÉFIÉ, MAIS AU CONTRAIRE PLÉTHORIQUE. IMPOSSIBLE DE L'EXPLORER « À LA MAIN » DE FAÇON EXHAUSTIVE ! C'EST D'AILLEURS UN ÉLÉMENT DU PRESTIGE D'UN DEVIN QUE DE POUSSER L'EXPLORATION LE PLUS LOIN POSSIBLE, POUR CONNAÎTRE LE PLUS GRAND NOMBRE DE TOKAN-SIKIDY.
LA MUSIQUE DE LA CITHARE MALGACHE CONSTITUAIT ÉGALEMENT UN SUJET PROPICE À NOTRE TRAVAIL. CET INSTRUMENT BIEN CONNU A DÉJÀ FAIT L'OBJET DE NOMBREUSES RECHERCHES, MAIS SON « RÉPERTOIRE » NE SEMBLE PAS ENCORE AVOIR FAIT L'OBJET D'UNE DESCRIPTION SYSTÉMATIQUE. IL Y A DONC UN TRAVAIL À FAIRE SUR LA CLASSIFICATION DU RÉPERTOIRE DES AIRS JOUÉS À LA CITHARE, ET LA MISE EN ÉVIDENCE DE SES PROPRIÉTÉS FORMELLES. UNE FOIS CES PROPRIÉTÉS ÉTABLIES, L'ENQUÊTE POURRA ENSUITE SE PROLONGER PAR UNE ÉTUDE PLUS COGNITIVE SUR LA MANIÈRE DONT LES GENS EN PARLENT, EN S'INSPIRANT DES MÉTHODES QUI AURONT ÉTÉ MISES AU POINT À PROPOS DU SIKIDY.
L'ÉTUDE DE LA CITHARE SUR CAISSE MAROVANY PRÉSENTE UN INTÉRÊT SUPPLÉMENTAIRE PAR LE FAIT QUE SA MUSIQUE EST UTILISÉE DANS LE CULTE DE POSSESSION TROMBA. CETTE FONCTION DÉTERMINE SANS DOUTE CERTAINES CARACTÉRISTIQUES DE SON RÉPERTOIRE. D'ABORD, IL EST PROBABLE QUE DES AIRS DE MAROVANY SONT ASSOCIÉES À DES DIVINITÉS, CAR LES MUSIQUES DE POSSESSION PRENNENT SOUVENT LA FORME DE DEVISES IDENTIFICATOIRES. UNE PARTIE AU MOINS DU RÉPERTOIRE POURRAIT DONC SE PRÉSENTER COMME UNE TABLE D'ASSOCIATION ENTRE AIRS MUSICAUX ET DIVINITÉS. ENSUITE, IL EST POSSIBLE QUE LA MUSIQUE PARTICIPE À L'EFFERVESCENCE PROPICE AU DÉCLENCHEMENT DE LA TRANSE, EN CONTRIBUANT À FAIRE « CHAUFFER » L'ATMOSPHÈRE. LE MOYEN MUSICAL DE CET ÉCHAUFFEMENT EST PEUT-ÊTRE L'UTILISATION DE FORMULES INSTRUMENTALES JOUÉES SELON UNE PROGRESSION JUDICIEUSEMENT CONTRÔLÉE PAR LE MUSICIEN. DANS CE CAS, IL SERAIT INTÉRESSANT DE FAIRE L'INVENTAIRE DE CES FORMULES. C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE NOUS AVONS LE PROJET D'ÉQUIPER AVEC DES CAPTEURS MIDI LA MAROVANY QUE NOUS AVONS RAMENÉE DE MADAGASCAR. CELA PERMETTRAIT D'ÉNUMÉRER FACILEMENT LES FORMULES JOUÉES PAR UN MUSICIEN, ET D'ENREGISTRER PRÉCISÉMENT LEUR PROGRESSION DANS LA PRÉPARATION DE LA TRANSE. ON POURRAIT ÉGALEMENT MESURER, À L'AIDE D'UN PROGRAMME INFORMATIQUE, DES « INDICES DE RENOUVELLEMENT » DU JEU D'UN MUSICIEN, AFIN DE CARACTÉRISER LA MANIÈRE DONT IL INJECTE DE NOUVEAUX ÉLÉMENTS DANS SA MUSIQUE POUR EN RELANCER L'INTÉRÊT ET LA FAIRE « CHAUFFER ». LES PRÉPARATIFS NÉCESSAIRES À CETTE NOUVELLE ÉTAPE DE NOTRE RECHERCHE SONT DÉJÀ EN COURS, ET UNE DEUXIÈME MISSION DE TERRAIN À MADAGASCAR EST PROGRAMMÉE DÈS QU'ILS SERONT ACHEVÉS. MADAGSCAR ET SON GRAND SUDTaille de paragraphe L’ANDROY
S’ÉTEND ENTRE LE COURS DE LA MENARANDRA, À L’OUEST,
ET LES PREMIERS CONTREFORTS DE L’ANOSY, À L’EST. A
L’EXCEPTION DU BAS MANDRARE, MIS EN VALEUR DEPUIS LES ANNÉES
1930 PAR DE VASTES PLANTATIONS DE SISAL INDUSTRIEL, LA VÉGÉTATION
DE L’ANDROY EST CELLE D’UNE RÉGION SUBARIDE. MADAGASCAR ET SON GRAND SUD;AVANT TOUT, JE NE FAIS QUE RETRANSCRIRE DES ÉTUDES SCIENTIFIQUEMUSIQUE ET TROMBA ( ENVOUTEMENT) DANS LE SUDLa marovany du sudMADAGASCAR ET SON GRAND SUD 1. Le sikidy Le sikidy est une technique de divination en usage sur tout le territoire de Madagascar, dont les principes sont ceux de la géomancie arabe, qui s'est diffusée à travers l'Afrique depuis le VIIIe siècle dans le sillage de l'Islam. En occident, la géomancie est décrite à partir du XIIe siècle dans des textes latins comme le traité Ars geomancie de Hugues de Santalla, ou le Estimaverunt Indi de Gérard de Crémone traduit de l'arabe (Charmasson 1992). Les malgaches semblent s'être fait une spécialité de ce mode de divination, car à Ambovombe, on m'a dit qu'un devin réputé (de père Bara et de mère Antandroy) était consulté non seulement par le président malgache Ratsiraka, mais aussi à travers lui par Saddam Hussein ! Ce qui pour une technique d'origine arabe est tout de même paradoxal... J'ai travaillé avec quatre mpisikidy différents (mpisikidy signifie devin, mais on parle aussi d'ombiasy, qui signifie guérisseur). Il s'agissait de Toliasy et Daremond à Tulear, Tsimboe dit Zorre à Ambovombe, et Ravandiñy à Fort-Dauphin. Avant de présenter les résultats de l'enquête, il n'est pas inutile de rappeler les principes de la géomancie, qui repose sur une part de mathématiques comme on le verra. Ces éléments sont empruntés à Marcia Ascher, Robert Jaulin et Jean-Claude Hébert. 1.1. Les mathématiques du sikidy 1.1.1. L'addition modulo 2 La géomancie malgache consiste à disposer sur le sol des graines de fano (une sorte d'acacia), sous la forme d'un tableau, dans le but d'y lire la destinée à travers certaines configurations des graines qui apparaissent dans ce tableau. La procédure de placement des graines comporte une partie aléatoire (où se manifeste la destinée), et une autre partie déterministe dans laquelle certains éléments du tableau se déduisent d'éléments déjà placés par des règles précises, qui permettent en quelque sorte de « décoder » le message contenu dans la partie aléatoire. Notre travail d'enquête a porté jusqu'à présent uniquement sur la construction du tableau, qui contient l'essentiel des mathématiques du sikidy. Nous avons provisoirement laissé de côté ce qui concerne son interprétation. Les éléments du tableau sont formés d'une ou deux graines (on les notera • et ••). Ils sont groupés en douze colonnes de quatre éléments. Le tableau est réparti sur deux étages : quatre colonnes en haut, huit en bas. Les éléments des colonnes du haut sont tous choisis aléatoirement, selon une procédure que l'on détaillera plus loin. Ces quatres colonnes supérieures appelées renin-sikidy (les mères) forment une matrice qui enfante les huit colonnes du bas, par un calcul impliquant les combinaisons suivantes : les colonnes elles-mêmes (numérotées de droite à gauche C1, C2, C3, C4), et les lignes associées à ces colonnes (numérotées de haut en bas C5, C6, C7, C8). Le calcul consiste à additionner les éléments en même position dans chaque combinaison, selon la règle suivante : (a) •• + •• = •• (b) • + • = •• (c) •• + • = • • + •• = • ce qui correspond à l'addition modulo 2 ou, de manière équivalente, à la règle de composition des parités : (a) pair + pair = pair (b) impair + impair = pair (c) impair + pair = impair Voilà un exemple de tableau géomantique indiquant les calculs qui produisent les colonnes du bas. Le nombre de combinaisons (lignes ou colonnes) intervenant dans la procédure est donc seize. C4 C3 C2 C1 •• • •• •• C5 • •• • • C6 •• •• • •• C7 • • • •• C8 •• • • •• • • •• •• •• • • •• • • •• • • •• • • •• • • • • •• • • •• • • • C12 = C11 = C10 = C9 = C8+C7 C6+C5 C4+C3 C2+C1 C14 = C13 = C12+C11 C10+C9 C15 = C16 = C14+C13 C15+C1 Explicitons la construction dans le cas de C2 + C1 = C9 : •• + •• = •• • + • = •• • + •• = • • + •• = • 1.1.2. Trois règles de vérification Par construction, certaines propriétés mathématiques apparaissent nécessairement à l'intérieur du tableau (comme on peut le démontrer par des calculs sur les combinaisons concernées). Ces propriétés sont utilisées par les devins pour vérifier qu'ils ne se sont pas trompés dans leur construction. Marcia Ascher en recense trois : (1) test de parité : la colonne C15 a nécessairement un nombre pair de graines (six dans l'exemple), et elle est la seule dans ce cas (c'est-à-dire dont la parité soit déterminée d'avance) (2) il existe deux combinaisons qui sont identiques, par exemple C9 et C12 dans le tableau précédent (si le tableau n'était pas construit selon une procédure déterminée, les seize combinaisons pourraient être différentes deux à deux, car le nombre de combinaisons possibles est 24 = 16). (3) les trois couples (C1, C13), (C2, C10) et (C14, C16) sont dits « inséparables », car ils ont la propriété d'être de même somme (qui, dans ce cas, est la combinaison • •• • •) : C1 + C13 = C2 + C10 = C14 + C16 L'un des enjeux de l'enquête de terrain est de déterminer si ces règles de détection d'erreurs sont utilisées sans justification (ce qui poserait alors le problème de leur origine : sont-elles empiriques ?), ou si au contraire les devins font un raisonnement pour les justifier, mais au stade actuel de notre travail, le problème reste largement ouvert. 1.1.3. Points cardinaux, rois et esclaves On a vu que le nombre de combinaisons possibles est 24 = 16. Les devins pratiquent l'énumération exhaustive de ces combinaisons en les répartissant selon quatre classes associées aux quatre points cardinaux nord, sud, est, ouest. On indiquera cette répartition plus loin, sous la forme qui nous a été donnée par Tsimboe. Il existe une autre répartition des mêmes combinaisons, qui ne recouvre pas la précédente, et qui utilise une propriété mathématique. Elle consiste à les séparer en deux groupes de huit, selon que leur nombre de graines est pair ou impair. Sont appelées « rois » celles dont le nombre de graines est pair, et « esclaves » les autres 1.1.4. Tokan-sikidy En dehors de leur activité de divination, les mpisikidy pratiquent un exercice intellectuel consistant à rechercher certaines configurations remarquables de tableaux géomantiques, appelées des tokan-sikidy, définis par la propriété mathématique suivante, la condition (ii) étant parfois facultative, comme on le verra par la suite : (i) parmi les combinaisons C1 à C16, l'un des points cardinaux n'apparaît qu'une seule fois, (ii) tous les points cardinaux sont représentés. Le prestige d'un devin repose en partie sur la quantité de tokan-sikidy qu'il connaît. Les devins spéculent sur le nombre de ces tokan-sikidy, et sur les données initiales (renin-sikidy) qui permettent d'en construire. Notons que le nombre de tableaux géomantiques possibles est 164 = 65.536 (nombre de renin-sikidy différents), et qu'une recherche des tokan-sikidy par énumération systématique n'est pas envisageable sans l'aide d'un ordinateur. 1.2. Une séance de divination avec Toliasy À Tulear, j'ai assisté à une séance de divination traitant d'un problème réel. Le mpisikidy consulté s'appelait Toliasy, et le problème qui lui était soumis était le suivant : son patient avait commencé quelques mois auparavant un commerce de viande de chèvre, qui au début marchait très bien. Un jour, ses affaires ont brusquement périclité. Il en a attribué la cause à un mauvais sort qu'on lui aurait jeté, et sa consultation du mpisikidy avait pour but qu'on l'en délivre. Avant la consultation, la femme du patient a pilé en poudre des morceaux d'écorce de tamarinier, dans le but de rendre le traitement plus efficace. L'action du devin s'est déroulées en deux temps : d'abord, il a effectué un certain rituel destiné à supprimer le mauvais sort, et ensuite, il a interrogé le sikidy sur la situation de son patient. Ont assisté à cette séance Manindry et Victor (qui filmait). La phase thérapeutique, destinée à éliminer le mauvais sort, s'est déroulée comme ceci : le guérisseur place divers objets rituels dans un panier, parmi lesquels des cornes de zébu, des pendentifs, une cloche en bois. Il se livre ensuite à diverses récitations prononcées à mi-voix. Puis il met la main dans son sac et tapote à l'intérieur quelque chose qu'on ne voit pas. Manindry se met à parler et à discuter avec lui, à la suite de quoi Victor place un billet de 2.500 FMG dans le panier (on aperçoit ce billet sur la photo reproduite plus loin). Puis il reprend ses récitations, qui se prolongent jusqu'à ce qu'il sorte de son sac les graines de sikidy contenues dans une petite bourse en toile. La divination commence par le brassage des graines répandues en tas sur le sol, action accompagnée de nouvelles récitations. La procédure de tirage aléatoire des quatre premières colonnes (les mères) se déroule comme suit : le devin prend une poignée de graines dont il fait un tas, puis une deuxième poignée dont il fait un autre tas. Pour chaque tas, il enlève les graines deux par deux en les faisant glisser vers lui avec l'index et le majeur jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'une ou deux. Ce reste est alors considéré comme un nouvel élément du tableau, qu'il fait glisser pour l'insérer dans la colonne en cours de construction. Les quatre colonnes sont ainsi complétées en commençant par celle de droite, chacune étant remplie de haut en bas. Après avoir rempli les quatre colonnes supérieures, le devin construit les huit du bas en appliquant les opérations décrites précédemment, dans l'ordre indiqué par la numérotation C9 à C16 ci-dessus. Le tableau obtenu est précisément celui qui a été reproduit dans la section précédente comme on peut le vérifier sur la photo prise lors de cette séance. On voit dans cette description que la procédure de tirage aléatoire repose, elle aussi, sur la notion mathématique de parité (omniprésente dans le sikidy : en l'occurrence, la parité du nombre de graines contenues dans chaque poignée. Le hasard est tout entier circonscrit dans le fait que ce nombre de graines est pair ou impair. La procédure mise en oeuvre n'est qu'un algorithme destiné à déterminer cette parité : pair s'il reste deux graines, impair s'il en reste une. 1.3. Les carnets de tokan-sikidy de Tsimboe Pendant mon séjour à Ambovombe, j'ai fait plusieurs séances de travail très fructueuses avec Tsimboe, qui m'a montré des tokan-sikidy qu'il connaît, dans des conditions inattendues comme on le verra par la suite. Avec lui, j'ai pu entrevoir quelques aspects de la façon dont les mpisikidy conceptualisent leur pratique. J'ai d'abord enquêté avec Tsimboe sur les règles de construction du tableau géomantique, dans le but de recuillir des premiers éléments sur la manière dont il exprime ces règles verbalement. La transcription des phrases de Tsimboe a été effectuée par Laleina et revue par Victor. Voilà le tableau géomantique qui sert d'exemple aux explications qui vont suivre : C4 C3 C2 C1 tale •• • • • C5 • •• • • C6 •• • • • C7 • • •• •• C8 • • •• •• • • •• • • • •• •• • • •• • •• • • •• • • •• • • •• • •• •• •• •• •• C12 C11 C10 C9 C14 = C13 = C12+C11 C10+C9 ombiasy femme C15 = C16 = C14+C13 C15+C1 dieu maison Une graine est considérée comme un élément « mort » (maty), deux graines comme un élément « vivant » (velo). Tout d'abord, Tsimboe exprime la règle (a) d'addition des graines : (a) •• + •• = •• de la manière suivante : « Ireto tsy maintsy mitambatra dia manao an'izao. » « Tout cela [•• + ••] doit s'unir, et cela donne comme ça [••]. » « Ireto mitambatra izany hoe maty anankiray dia tsy manan-kery. » « Ceci mis ensemble [•• + ••], cela veut dire qu'un est mort [dans chaque couple] et le couple donne un seulement [ce qui revient à dire : •• + •• = • + • = ••]. » Ensuite, il explique que la colonne C15 (dieu) est l'addition de C14 (ombiasy) et de C13 (femme), les colonnes étant désignées par les noms qui leur sont attribués dans l'interprétation du tableau géomantique : « Ity ilay zanahary. Ity iray ity sy ity iray ity, ity ombiasy, ity sahily (vehivavy) dia maneraka an'izao. » « Voici le dieu [C15]. Celui-là [C14] et celui-là [C13], c'est-à-dire ombiasy et sahily (femme), ils enfantent celui-là [C15]. » Dans le tableau ci-dessus, C15 est la colonne •• •• •• ••, qui a la propriété d'être un élément neutre pour la règle d'addition des colonnes, c'est-à-dire que combinée à une autre colonne, elle la laisse inchangée, d'où C16 = C15 + C1 = C1. C'est ce que Tsimboe exprime de la manière suivante : « "Le Dieu" avy eto sy avy eto ampitoviziny, dia mahatonga an'ity andeva ity. » « Le dieu qui est là [C15], combiné à celui-là [C1], il le laisse identique, et cela donne cet esclave-là [C16]. » Il énonce en passant la règle (1) de vérification du tableau, qui affirme que C15 est nécessairement un « roi », c'est-à-dire a un nombre pair de graines (en l'occurrence huit) : « Diso ilay zavatra no mipetraka eto. Tsy maintsy andriana no mipetraka eto. » « Cet objet [l'esclave qui se trouve en C16], quand il se place là [en C15], c'est une erreur. Il faut que ce soit un roi qui se place là [en C15]. » Ensuite, il indique que la colonne C16 (maison) est l'addition de C15 (dieu) et de C1, dont le nom tale est un dérivé du mot arabe taleb, qui signifie consultant (i.d. celui qui consulte le devin) : « "Dieu" afangaro amin'ny tale "donne maison". » « Dieu [C15] mélangé avec le tale [C1] donne la maison [C16]. » Après ces explications, Tsimboe m'a montré la répartition des seize combinaisons selon les quatre points cardinaux d'une part, et selon l'opposition roi (andriana) / esclave (andeva) d'autre part. À vrai dire, ce n'est pas ce que je lui demandais. Ma question était : « Combien y a-t-il d'esclaves ? » (la réponse est huit). Il n'a pas répondu directement. Il a commencé par placer les seize combinaisons sur la table, en les classant selon les quatre points cardinaux, comme on le voit ci-après. La classification obtenue est conforme à celle publiée par Marcia Ascher, à ceci près qu'à l'ouest, les combinaisons •• • • • et •• • •• • sont considérées comme faiblement orientées, la première avec une tendance à l'ouest, mais la seconde une tendance à l'est ce qui devrait la placer dans la classe est plutôt que ouest. nord • • •• • tavaratsy • •• •• •• • •• • • •• •• •• •• ouest • •• •• • •• tandrefa •• •• • •• • • •• • •• •• • • • • • est •• •• •• tatinaña •• • • • • •• • •• •• sud • • • •• tatsimo • • • •• •• • •• •• • • •• •• Concernant l'énumération des combinaisons (les seize possibles, ou les huit qui sont des esclaves), il semble que Tsimboe ne puisse donner les nombres correspondant sans avoir les combinaisons sous les yeux. C'est en effet ce qui s'est passé lorsqu'il a répondu à ma question sur le nombre d'esclaves : après avoir placé les seize combinaisons, il a compté celles qui sont des esclaves et en a trouvé huit. On a vu que la caractéristique d'un esclave est d'avoir un nombre impair de graines. Il m'a été impossible de trouver une manière de questionner Tsimboe sur cette propriété caractéristique, faute d'un langage commun à lui et à moi pour l'énoncer. J'en suis réduit à admettre qu'il effectue la distinction roi/esclave sans utiliser le critère de parité, mais seulement en mémorisant la liste des combinaisons de chaque classe. Mais on se demande alors par quel hasard extraordinaire cette répartition coïncide exactement avec le critère de parité, sans que cela soit explicite. Comme tout bon mpisikidy, Tsimboe connaît plusieurs tokan-sikidy. Le premier qu'il m'a montré est reproduit ci-après, en indiquant les points cardinaux des combinaisons. Ce tableau contient une seule combinaison ouest (indiquée par des lettres capitales), les autres étant toutes sud ou est (on notera qu'il ne contient pas de combinaison nord, contrairement à ce que voudrait la condition (ii) de la définition des tokan-sikidy). sud sud sud sud • • • • sud • • • • sud •• •• • •• est • • • •• OUEST •• •• •• •• •• •• •• • •• •• •• •• •• •• •• • • • •• •• •• • • •• • • •• •• •• • • •• est est sud sud sud est est sud J'ai insisté auprès de Tsimboe pour qu'il me montre d'autres tokan-sikidy. C'est ainsi qu'il m'a révélé que les tokan-sikidy qu'il connaît sont notés dans un carnet ! Il est allé chercher ce précieux carnet datant de 1998 (couverture sur la coupe du monde de football). Il en a tiré deux tokan-sikidy : ouest ouest ouest nord •• • •• • nord • •• •• •• ouest • •• •• •• ouest • • • •• ouest •• • • • • •• • •• • • •• •• • • •• •• • •• • • • • •• • •• • • •• •• • • •• EST SUD nord ouest nord ouest ouest nord nord ouest ouest nord • • •• • ouest • •• •• •• ouest • •• •• •• ouest •• • • •• est •• • • •• •• • • • • • •• •• • • •• •• • •• • • • • •• • • • •• • • •• • • ouest SUD nord est ouest nord ouest ouest Dans le premier, les combinaisons sont ouest ou nord sauf deux (est, sud), appelé pour cette raison tokan-sikidy in-droantily (tokan-sikidy « deux fois »). L'autre comporte une seule combinaison sud, appelée alimizan-daly tokanambiasy. Comme j'insistais encore pour voir d'autres tokan-sikidy, Tsimboe m'a demandé une contribution financière, pour le dédommager de livrer des secrets aussi importants (nous avons convenu de la somme de 25.000 FMG), et il est allé chercher un autre carnet, plus ancien. Il en a tiré le tokan-sikidy suivant, appelé adabara tokañakabe (c'est celui qu'on voit sur la photo). Ce tableau comporte une seule combinaison est. ouest ouest sud sud •• •• • • sud • • • • sud •• • • • nord • • • • sud •• •• •• •• •• •• •• • •• •• •• •• •• •• •• • •• • • •• • • •• • • •• • •• •• •• •• • ouest nord EST sud nord nord sud sud Nous lui avons demandé s'il nous permettait d'acheter un de ses carnets, ou du moins de le photocopier. Il s'y est opposé, refusant même que l'on copie quelques pages, ou même seulement qu'on les regarde. L'utilisation de ces carnets dans un contexte de tradition orale est étonnante, car s'ils sont utilisés comme auxiliaires de la mémoire personnelle du mpisikidy, ils ne servent apparemment pas à la transmission de la connaissance qu'ils contiennent, c'est-à-dire à la mémoire collective. 1.4. Revandiñy à l'esprit « dérangé » À Fort-Dauphin, j'ai fait une séance de travail, peu fructueuse comme on le verra, avec une mpisikidy nommé Revandiñy, qui disait connaître plusieurs tokan-sikidy, et qu'on nous avait présenté comme un maître. Après diverses tentatives de construction de tableaux plus ou moins incohérents quant à leurs nombres de colonnes, il est finalement parvenu à celui représenté ci-après : C4 C3 C2 C1 • •• •• •• C5 • • •• • C6 •• • • • C7 •• •• •• • C8 • •• •• •• •• •• • •• •• • •• •• • •• •• •• • •• • •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• C12 = C11 = C10 = C9 = C8+C7 C6+C5 C4+C3 C2+C1 On peut vérifier que ce tableau ne respecte pas les règles de construction habituelle, en examinant par exemple l'équation C2 + C1 = C9 qui n'est pas satisfaite : •• + •• = •• > • •• + • = • < •• • + • = •• •• + • = • < •• Pour comprendre cette bizarrerie, nous avons noté sur un papier la configuration des colonnes inférieures du tableau, puis nous avons supprimé ces colonnes, en demandant au devin de les reconstituer à partir des « mères » (les quatre colonnes du haut). Il lui a été impossible de retrouver les colonnes effacées telles que nous les avions notées. Ainsi, Revandiñy pratique la divination en construisant les colonnes de ses tableaux de façon apparemment aléatoire (ou en tous cas non déterministe). Comme on s'étonnait de cette façon de faire différente des autres, il nous a avoué que son esprit était « dérangé ». On peut donc penser que sa pratique atypique est un cas isolé, et ne représente pas une technique de sikidy alternative de la géomancie habituelle pratiquée par les autres. A LA DECOUVERTE DE L'ÎLE ROUGEMADAGASCAR
De l'Afrique qui s'est séparée d'elle il y a 165 millions d'années, Madagascar a gardé la terre rouge et une faune et une flore à laisser pantois l'écotouriste le plus blasé. De l'Asie d'où est venue la majorité de sa population, elle a préservé les rizières. Madagascar n'est pourtant ni l'une ni l'autre : à 400 kilomètres à l'est des côtes africaines, la "Grande île", certainement la seule terre au monde à mériter le qualificatif d'afro-asiatique", possède une culture aussi originale qu'attachante.
Latérite et sable blanc, forêts tropicales et littoral d'exception, lémuriens et baobabs. Découvrir Madagascar, c'est aller de surprise en surprise. C'est aussi la satisfaction de participer au développement touristique de l'un des pays qui en a le plus besoin : épidémies, cyclones, invasions de criquets et instabilité politique n'ont en effet pas ménagé cette île extraordinaire au cours des dernières décennies, faisant de Madagascar l'un des pays les plus pauvres de la planète. Généralités
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Si je le pouvais je ferais beaucoup de choses pour tous les enfants de Madagascar, mais la réalité est toute autre chose. Je suis née malgache, et ce village est le pays d’origine de ma maman. Petite, je fréquentais son église, que je revois encore. A une certaine époque de ma jeunesse, je remarquais déjà, l’évolution de la population, beaucoup d’enfants y vivent avec leurs parents, le loyer y est abordable, pour ne pas dire très bon marché par rapport aux villages voisins, mais les habitants sont très pauvre aussi. Il n’y a pas de ressources paysannes, car il n’y a pas beaucoup de terres cultivable et pas de création d’emploi, il manque d’investisseur. Ceux qui arrivent à s’intégrer dans les usines à quelques kilomètres y travaillent, en ville comme dans d’autres banlieues. Il y a des notables, même des étrangers qui vivent ici, en bon voisinage, on sait qu’à Madagascar la misère et l’opulence se côtoient sans heurts, et pourtant, ce village est à 500 mètres du lycée Français, PARADOXE. Dans le village, il existe une école primaire construite il y a des siècles si on en juge par son état de vétusté digne du moyen âge, il n’y a même pas de courette pour la récréation, les enfants glanent dans les ruelles entre deux pâtés de maison en attendant la reprise des cours, le parterre est en terre battue en guise de plancher, les enfants du village n’y sont pas tous admis par manque de place. Ils comptent actuellement au nombre de 432 scolarisables. Cette situation crée une discrimination involontaire, il y a ceux qui vont appendre et ceux qui vont erre dans les coins et recoins du village, inégalité tout court dés leur prime enfance et qui va se creuser au fur et à mesure que le temps avance. Cette école est obligée de fermer pendant la saison des pluie, la toiture est une véritable passoire et l’hiver le froid saisit les élèves, il n’ a pas de vitres pour fermer, il faut savoir qu’ici, la température peut descendre jusqu’à 15° en hiver.
La Laïcité – La Francophonie
Une école primaire accessible par tous, sans discrimination de races et de religions, une école basée sur la laïcité, une école où l’on vient pour apprendre aussi à vivre la différence, les civilités d’usage, ou les civilités tout court, en plus des matières d’enseignements habituels. Nous tenons aussi à cultiver la francophonie tout au long de la scolarisation, Une école gratuite…
Dossier déposé au ministère de l’éducation nationale :
Le 16 février 2006, nous avons dépose un dossier de demande d’une nouvelle construction de 6 salles de classe dans le cadre de l’éducation pour tous auprès du Ministère de l’Education Nationale à Tananarive. L’objectif est de pouvoir scolariser dès la rentrée de septembre 2006 les enfants scolarisables du village, continuer à construire un bâtiment bureau du directeur, la bibliothèque, le réfectoire, la cuisine et 2 petites douches. Il faudra donc les mobiliers aussitôt après la construction des 6 salles de classe. Le Fokontany (quartier en français) fournit le terrain de 690 m², que les enfants ont déjà bien nettoyé. La Banque Mondiale vient de faire savoir qu’elle offre la construction de 3 salles de classe. Il nous reste, tout de même, à trouver des moyens financiers ou plus exactement des sponsors pour la construction de 3 autres salles de classe et ce que je viens d’énumérer plus haut… viendront ensuite les mobiliers (bancs, tables, tableaux noirs, et les fournitures scolaires). Nous souhaitons vos coopérations, vous qui vivez heureux, de l’autre bout du monde ou tout près, vous qui êtes épris de liberté et d’indépendance, donc du savoir, pour que plus de 458 enfants par année scolaire au moins puissent accéder gratuitement à l’école afin d’y puiser leurs premières instructions pour leur premier pas dans la vie et avoir la chance aussi d’aller plus loin, comme nous le souhaitons. Il y aura chaque année au moins 40 élèves qui sortiront avec un certificat d’études primaires élémentaires et le même chiffre admis en 6ème. D’autres rentreront directement dans une école professionnelle, pour l’agriculture ou des travaux manuels. Peu importe, le tout c’est d’avoir au moins un minimum de base afin de pouvoir aussi vivre des formations professionnelles plus tard. UNE CANTINE GRATUITE TOUTE L’ANNEE
80% des enfants ne se nourrissent pas toujours. Ceci provoque des difficultés pour eux à suivre avec assiduité leurs études. On dit bien " ventre affamé n’a pas d’oreille ". C’est pour quoi nous estimons que les enfants doivent prendre sur place un repas complet par jour.
POUR CONCLURE, que devons nous faire …
Si chacun de nous accorde de donner une chance d’aller à l’école à ces enfants du bout du monde, des enfants inconnus à 10 000 kms de Paris à vol d’oiseau, ce vaste chantier ne sera pas long à terminer. Adhérez à notre association " ECOLE POUR TOUS – MADAGASCAR ". Plus nous serons nombreux, plus vite notre école sera bâtie et notre objectif atteint. Versez 1 €, 2€… il n’y a pas de barème, pour bien faire, comme on dit : " un bienfait n’est jamais perdu ". MASINANDRIANA est le nom du village où l’école primaire est en projet, ce nom veut dire littéralement SAINTE NOBLESSE, la noblesse du cœur, le vôtre tout entier.
PoèmeEcoutez les enfants de ce village vous chanter ce petit refrain :
Sur la mer profonde Les pêcheurs souvent Luttent contre l’onde Et contre le vent Dans l’humble chaumière Des petits enfants Sans feu, sans lumière Attendent, tremblotants Ils n’ont pas d’avenir Ils ignorent leur devenir Ils vous appellent des yeux Ayez pitié d’eux
Oui, vous qui sur la rive, vivez heureux, soyez pour eux leurs parrains, leurs marraines. PAPA ET MAMAN,
INDEPENDANCE..LIBERTE...TOTAL AUTONOMIEINDEPENDANCE LIBERTE TOTAL AUTONOMIE.
De De Gaulle à François Mitterrand et de Declerq à Mandela, l’objectif est de voir les pays du sud maintenir son indépendance, garder sa liberté, acquérir sa total autonomie. Or, nous savons qu’il n’y a pas de VRAIE LIBERTE sans INSTRUCTION.. On ne peut parvenir au succès qu’en travaillant durement., nous constatons qu’un seul diplôme supérieur n’est plus suffisant pour acquérir les outils nécessaires dans notre Société. Les jeunes devraient tout faire pour obtenir un deuxième, voir même un troisième diplôme.. Mais avant d’arriver à son premier diplôme, il faut commencer par UNE EDUCATION DE BASE..tous les jeunes devraient y avoir accès. Autrement dit, il faut éradiquer la pauvreté, car c’est ce fléau qui empêche tous les enfants d’aller à l’école. il est donc de notre devoir d’être humain de leurs porter secoua gratuité scolaire devrait donc exister dans tout les pays, tout autant qu’une couverture sociale.
A Madagascar malgré les efforts déployés par le gouvernement, beaucoup restent à faire. La pauvreté gangrène le pays. Les enfants de cette grande île méritent aussi cette gratuité scolaire, car ils n’ont pas d’autres moyen d’aller a l’école. Ils seront les hommes de demain, appelés a diriger leur pays. Ils ont droit à cette liberté, de choisir, de s’exprimer, de défendre leur opinion politico-social, de rester indépendants dans leurs actions, il faut donc commencer par une école primaire publique.
Court historique de MadagascarCourt historique de Madagascar
La 3éme île du monde, située dans l’Océan Indien, ancienne colonie française, indépendante depuis 1960, Madagascar compte aujourd’hui environ 18 millions d’habitants, alors qu’elle est plus grande que la France et la Belgique réunie. Affable, accueillant, pacifique, le malgache reste profondément attaché à ses origines socioculturelles, ce qui fait aussi sa richesse pour son entrée dans la mondialisation. La langue parlée est le malgache, qui a son dictionnaire académique, elle est facile à apprendre. Deux volumes de dictionnaire " malgache-français et français-malgache " coûte 30.000 ariary chacun (150.000 fmg) ou 11 euros environ du cours actuel.
Comme partout, chaque région garde aussi son dialecte !
Le pays est très riche en végétations luxuriantes, ses orchidées sont connues dans le monde entier, son ylang-ylang pour le parfum, ses phytovégétations sont les plus répandues. Ses plantes médicinales alimentent bien des labo- pharmaceutiques dans le monde. Il a au ventre ses pierres semi précieuses et précieuse, même si elles ne sont pas toujours bien exploitées. Madagascar a de grand espoir de voir sous son sol aussi de l’or noir dans les décennies a venir. Le climat est celui de tout les pays tempérés.. chaud en saison de pluie..tempéré en saison sèche, la température tourne autour de 18 et 26 ° en moyenne toute l’année. Les principales culture sont nombreuse et variables suivant les régions : riz, vanille, cacao, cafés, girofles, letchies, mangues, pour n’e citer que ceux là.
Les crustacées ( langoustes, crevettes, langoustine, ) de Madagascar sont également sur le marché mondial encore timidement certes mais en bonne voie de développement. Il reste les infrastructures routières à parfaire pour la pleine réussite dans ce domaine et même dans d’autres. mais laissons le passé au passé et soutenons l'avenir et devenir de ce grand pays qui a ses mérites et sa place dans le monde.
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Fête des associations.Fête dés associations & DAËLINDIA et le HIP HOP
![]() Nous avons participé le 25 septembre 2005 à la fête associative organisée par la ville d'EVRY dans l'essonne. C'était notre première manifestation. Celle ci s'est avérée très riche en rencontres et nous avons pu percevoir l'intérêt porté par nos concitoyens sur la situation de ces enfants malgaches. Notre stand était aux couleurs de Madagascar et nous avons exposé quelques objets artisanaux.
![]() e'mail de L'associatioin : ecolepourtousmadagascar@yahoo.fr
Merci à tous ceux qui sont venus à la fête des associations qui a eu lieu le Dimanche 25 septembre 2005 a Evry dans l’Essonne. Nous avons trouvé des associations proches de la nôtre, tout c’est très bien passé. Notre association aura besoin de vos dons, pour voir construire une école à Massinandriana. Merci à tous
Association DAËLINDIA et le HIP HOP
Le 22 juin 2006 a été une soirée de bonheur pour l'association ECOLE POUR TOUS MADAGASCAR...au cours de laquelle , Julien et Stéphanie (Président,et et Secretaire de l'association Delael..hip hop ) ont remis , un chèque de 800 euros à Nathalie et René (secretaire et tresorier de école pour tous madagascar).. En sachant cette heureuse nouvelle, la Présidente Rivo Raliarivelo Mariette, actuellement sur place à Masinandriana, s'associe aux autres membres de ecolepourtous madagascar pour remercier chaleureusement les généreux donateurs..Elle s'emploie vivement pour récolter des fonds auprès des autorités, des civils et d'autres qu'elle souhaite aussi généreux que l'association Delael..hip hop..Encore très sincères remerciements et bravo à L'assoce Dela Hip Hopn grand merci et un gros bravo à tous :
Aux membres de l’association :
Aux organisateurs, musiciens, artistes, DJ, présentateur… A tous ces jeunes danseurs Et à toutes les autres personnes qui ont contribué d’une manière ou d’une autre à cette manifestation.
Quelques photos de cette soirée magique !
MERCI POUR VOTRE GENEROSITE.
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Merci de votre visite !
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